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La biodiversité, un enjeu de taille pour les entreprises

En cette Année internationale de la biodiversité, s’est tenu à Nagoya, du 18 au 29 octobre, le premier grand sommet  sur la biodiversité. Une occasion pour les Etats et les entreprises de plaider pour une valorisation économique de la biodiversité, au regard de l’érosion croissante des écosystèmes.

En effet, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation) estime que 40% de l’économie mondiale reposent sur les services rendus par la nature, tandis que la dégradation des services écologiques représente 50 Md€ par an et pourrait atteindre 7% du PIB mondial en 2050, selon l’étude The Economics of Ecosystems and Biodiversity parue en 2010.

27% des dirigeants interrogés par Pricewaterhouse Coopers à l’échelle mondiale en 2010 se disent ainsi inquiets des impacts de la perte de la biodiversité sur les perspectives de croissance de leur société. Une chose est certaine : les entreprises dépendent étroitement du monde vivant dans la conduite de leurs activités (alimentation, pharmacie, cosmétique, etc.).

La biodiversité est aussi une source d’opportunités  : l’image, l’innovation et la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement sont des avantages stratégiques pour l’industrie du luxe, particulièrement attentive à la qualité et à l’authenticité de ses produits.

Dans ce domaine, LVMH se distingue de ses concurrents par son engagement de longue date en faveur de la biodiversité, notamment via son partenariat avec la Fondation pour la Recherche de la Biodiversité (FRB). Les maisons Parfums et Cosmétiques du groupe ont notamment entamé des travaux de recherche en matière d’ethnobotanique et de préservation des variétés de plantes. La viticulture raisonnée et la réduction des phytosanitaires pour les vins et spiritueux témoignent de la volonté d’allier respect de la nature et qualité des crus. Au sein des maisons Mode et Maroquinerie, LVMH s’est engagé à évaluer la provenance des cuirs exotiques issus d’espèces animales rares (alligators, autruches) et veille scrupuleusement au respect de la Convention Cites sur le commerce international de la faune et la flore sauvages menacées d’extinction. Par ailleurs, l’approvisionnement en métaux précieux (or et diamant) se fait sous la surveillance d’auditeurs externes. Enfin, LVMH s’est engagé aux côtés d’ONG et plus particulièrement de l’association Orée qu’elle a présidée pendant cinq ans. Un bon exemple d’intégration réussie de la biodiversité dans la stratégie d’entreprise.

Marie-Ange VERDICKT pour la Lettre d’information mensuelle FINANCIERE DE L’ECHIQUIER