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Quel style de gestion choisir ? Partageons nos repères !

Chaque mois dans les commentaires de gestion de votre Lettre d’information, vous retrouvez des termes étranges comme « value », « croissance » ou encore « Growth At Reasonable Price » (GARP). Quelle est la signification de ces termes ? Quels sont les critères qui nous amènent à caractériser ainsi les entreprises cotées que nous sélectionnons ?

Comme vous le savez, le coeur de notre méthode d’investissement repose sur la rencontre avec les entreprises et les entrepreneurs. Cette rencontre permet de noter et d’évaluer toutes ces sociétés. Chacune d’entre elles fait alors l’objet d’un cas d’investissement, une synthèse qui résume les raisons fondamentales qui nous incitent ou non à investir. Cet exercice amène les analystes à définir à quel type de gestion l’entreprise appartient. Parmi les deux grands types de gestion prédominants dans les marchés financiers (« value » et « croissance »), nous en avons identifié quatre, dont voici les principales caractéristiques :

Le « deep value » : les valeurs cachées

Il s’agit de sociétés sous-évaluées par rapport à leurs actifs. Elles évoluent généralement dans un marché mature où la croissance de leur chiffre d’affaires est faible (inférieur à 5% par an), voire même en décroissance dans certains cas. Ce sont souvent des restructurations au sein d’un secteur (comme l’industrie du papier) qui amènent à de telles situations. Rencontrer les dirigeants est ici essentiel : Quelle va être la capacité du management à prendre rapidement des décisions stratégiques ? Le management est-il crédible pour ce type de situation ? Ce n’est qu’après avoir répondu à ces questions clés que nous sommes en mesure de sélectionner ces titres qui se traitent, en général, sous la valeur de leurs fonds propres.

Le « value retournement » : les belles endormies

Ce sont ces entreprises qui ont eu une belle trajectoire économique et boursière mais qui ont connu un accident de parcours (mauvaise acquisition, perte d’un marché important..) et se retrouvent ainsi ponctuellement mal évaluées par le marché. Elles appartiennent souvent à des secteurs cycliques (chimie, matériaux de construction). Savoir si l’entreprise est capable de dépasser cet accident de parcours ou si elle peut retrouver ses rythmes de croissance antérieure est un enjeu majeur pour investir : bien identifier une situation de retournement est souvent très créateur de valeur.

Le « smart growth » : les valeurs de croissance

Il s’agit d’entreprises leaders sur un secteur en croissance, capables de générer régulièrement entre

5% et 10% de croissance annuelle de leur chiffre d’affaires. C’est typiquement le cas de sociétés opérant dans l’agro-alimentaire ou le secteur des biens de consommation. Notre travail est d’identifier les atouts qui vont leur permettre de maintenir ces taux de croissance (lancement de nouveaux produits, pénétration de nouvelles géographies..) en nous interrogeant sur les problématiques suivantes : le management a-t-il une vision long terme claire et crédible de son marché ? Quelle est la capacité de l’entreprise à croître plus vite que son marché ?

Le « strong growth » : les valeurs de forte croissance

Ce sont des entreprises en forte accélération sur un secteur en croissance élevée (de 10% à 15% par an, à l’instar des nouvelles technologies, d’internet ou des biotechnologies). Cela nécessite une forte rentabilité des capitaux employés (supérieure à 15%) afin de financer durablement cette forte croissance. Pour nous, c’est un type d’investissement parfois trop fort en émotions !

Et dans vos fonds ?

L’ensemble de ces types de gestion se retrouve dans les portefeuilles que nous gérons pour vous : Echiquier Quatuor investit exclusivement dans des sociétés présentant les caractéristiques  » value ». Les valeurs de croissance sont présentes dans Echiquier Junior (petites valeurs françaises), dans

Echiquier Major ou Echiquier Agenor (moyennes et grandes valeurs européennes), et dans Echiquier Global, qui va dénicher les leaders mondiaux de croissance. Enfin, Agressor, dont le gérant a « carte blanche », se laisse la liberté d’intervenir où bon lui semble, « value » ou « croissance », avec le succès qu’on lui connait depuis… 20 ans !