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Umicore ou le courage de transformer son métier pour mieux faire

Quelles sont les entreprises les plus engagées dans le monde en faveur du développement durable ?

Telle est la question à laquelle tente de répondre la revue canadienne Corporate Knights depuis cinq ans, en publiant son palmarès des 100 entreprises les plus responsables. Un panel de 1800 entreprises cotées est ainsi passé au crible en fonction de 11 critères ESG exclusivement quantitatifs. Sans surprise, l’Europe figure en tête de peloton en occupant 9 des 10 premières places du classement. Et cette grande sélectivité offre des résultats convaincants sur le long terme : entre le 1er février 2005 et le 31 décembre 2011, l’indice incluant les 100 meilleures entreprises du panel affiche une performance de 41,70% et surpasse de plus de 11% son point de repère, le MSCI All Country World Index.

Parmi ces entreprises capables de concilier performance sociétale et boursière, on retrouve en bonne place UMICORE qui se hisse à la 8ème position du classement. Une conviction que nous partageons pleinement à l’issue de notre récent entretien avec le management, complété par une visite du site historique d’Hoboken en Belgique. Nous avons été tout d’abord convaincus par la qualité de la gouvernance du groupe et en particulier par le binôme formé par Marc Grynberg, CEO depuis 2008, et le président du Conseil et ex-CEO, Thomas Leysen. Ensemble, ils ont conduit le revirement stratégique du groupe initié dans les années 2000, passant du secteur de l’extraction minière vers de nouveaux métiers liés à l’environnement. Le recyclage de métaux précieux est ainsi devenu leur nouveau cheval de bataille, non sans succès. En dix ans de recyclage, UMICORE a notamment permis d’économiser 10 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de l’émission annuelle d’une grande capitale européenne comme Paris. Mais au-delà de cet impact favorable, le groupe s’inscrit dans une véritable démarche de progrès avec des objectifs quinquennaux ambitieux sur les plans environnementaux et sociaux. Sans toutefois négliger la pollution historique que le groupe a causée par le passé dans son ancien métier et dont il assure pleinement la charge (à fin 2010, un montant total de 100 millions d’euros a notamment été provisionné pour réhabiliter les sites concernés), UMICORE est un bel exemple de « retournement ESG » et fait partie des convictions solides d’Echiquier Major.