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Le point sur Echiquier Major en vidéo

Depuis son lancement en mars 2005, Echiquier Major a évolué dans des contextes économiques très différents : croissance euphorique pendant les trois premières années (les entreprises ont peur de rater le train), crise la plus importante depuis 1929 les deux années suivantes (les entreprises se mettent en « mode survie » et se réorganisent), puis une période de rebond spectaculaire en 2010/2011 (il y a les entreprises qui en bénéficient, et les autres). Echiquier Major, grâce à son positionnement sur les grandes valeurs de croissances « leaders », a su à chaque fois tirer son épingle du jeu.

Mais qu’en est-il de 2012 ? Comme nous l’avions écrit dans notre dernier « Point sur » datant de novembre 2011, le contexte économique de cette année est encore très difficile à appréhender particulièrement en Europe, la zone d’investissement privilégiée de votre fonds. Avec un plus haut historique atteint fin août (158,91€), les performances depuis le début de l’année (+18,30%) montrent que nos leaders européens, ont des modèles économiques mondiaux  suffisamment robustes pour s’adapter à ce monde en profonde évolution.

Les publications semestrielles délivrées par une grande majorité de nos entreprises leaders dans des secteurs aussi différents que le logiciel (SAP, +19% de nouvelles licences), l’agroalimentaire, (UNILEVER, croissance organique du CA+5,8%), et l’automobile (VOLKSWAGEN, volume en hausse de +8,9%) ont été très rassurants et illustrent la pertinence de la stratégie d’investissement d’Echiquier Major.

LES OPERATIONS

CONJONCTURELLES

Neuf sorties et huit entrées ont été réalisées dans votre fonds Echiquier Major depuis le début de l’année.

Avec ce constat simple que l’Europe sera une zone de croissance faible pour quelques années, nous avons fait le choix de privilégier les leaders les plus exposés aux pays émergents. Aussi, avons-nous vendu nos positions en UPM, LAFARGE, HOLCIM, REXEL et HEINEKEN pour investir sur ELEKTA, PUBLICIS, SCHNEIDER et SABMILLER. Une perte de leur statut de leader est à l’origine de la sortie d’entreprises telles que TEMENOS et WINCOR NIXDORF. Enfin, pour la première fois, nous avons dû sortir une valeur du portefeuille pour des raisons liées à la notation ISR. Le manque de progrès des organes de direction de DUFRY dans ce domaine nous a paru suffisamment important pour justifier ce choix.

Mais ce que nous préférons pour déclencher une sortie, c’est l’atteinte de l’objectif. La vente d’ILIAD en cette fin du mois d’août est un exemple réussi de la méthode (confiance dans le management, connaissance de la culture, vision moyen terme et objectif ambitieux) que nous appliquons dans votre fonds. Notre cas d’investissement en 2010 reposait sur une forte probabilité de réussite du projet de téléphonie mobile du groupe compte tenu de la culture de la société (base de coût faible) et d’une structure de marché oligopolistique laissant de la place pour un nouvel entrant avec un positionnement de prix bas. Deux ans plus tard,  la société a réussi son lancement (3,6 millions d’abonnés, 5,4% de parts de marché) mais a aussi rebondi dans l’ADSL avec la nouvelle « box révolution » (60% de parts de marché dans les recrutements depuis deux trimestres). Dernier élément, ses pertes sont moins fortes que prévues sur le mobile. L’hypothèse que le marché anticipera la valeur future très rapidement en cas de succès, se concrétise dès aujourd’hui. Nous avons atteint notre objectif après une performance de 67% sur les dernières ventes. Nous avons donc vendu.

FONDAMENTALES

Dans une conjoncture qui restera difficile, nous sommes toujours convaincus que l’entreprise leader de son secteur gagnera des parts de marché. L’expression « le vainqueur remporte la mise » trouve une belle illustration avec l’émission obligataire de VOLKSWAGEN pour son activité de financement, 1 milliard d’euros sur 10 ans à un taux de 2,375% à la fin du mois d’août. La comparaison avec PEUGEOT est cruelle quand on sait qu’une obligation de la banque PEUGEOT sur 5 ans se traite dans les conditions actuelles de marché à des niveaux de taux deux fois supérieurs, soit 5,75%. C’est un avantage indéniable sur les autres constructeurs, notamment les deux Français. Dans une étude, Morgan Stanley a calculé que VOLKSWAGEN pouvait se permettre, avec la différence de conditions de financement, de vendre ses voitures 8% moins cher.

C’est ce type d’avantage à la taille qui nous a poussés à investir récemment dans un leader comme BARRY CALLEBAUT. En étant, déjà aujourd’hui, le gagnant de l’externalisation du chocolat industriel (trois fois plus gros que ses concurrents), le groupe suisse est le seul acteur capable d’offrir une solution moins chère qu’en interne aux grands acteurs du chocolat comme HERSHEY’S, KRAFT et NESTLE. Nous sommes convaincus que ce mouvement d’externalisation doit se poursuivre et confirmer le statut de « smart growth » (chaque année, +6% de CA et +8% de REX) de BARRY CALLEBAUT.

Stratégie d’investissement

Vous l’avez compris, il ne s’agit pas de changer de style. Faites confiance à l’équipe de gestion de votre fonds pour être le garant de la méthode que nous avons appliquée sur Echiquier Major depuis 8 ans : sélectionner, faire confiance et accompagner les managements de nos leaders européens dans la recherche de la croissance partout dans le monde, quel que soit le contexte économique.