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Qui seront les ingénieurs de demain ?

C’est sur cette question que s’ouvre la dernière revue de Paris Tech, pôle de recherche et d’enseignement supérieur rassemblant douze grandes écoles françaises. Le constat est sans appel : une pénurie d’ingénieurs se dessine au niveau mondial, malgré des situations contrastées selon les pays. Les États-Unis devraient faire face à un manque de 400 000 ingénieurs d’ici 2020 tandis qu’en Chine et en Inde, avec respectivement 1 million et 500 000 ingénieurs diplômés chaque année, c’est plutôt la qualité des compétences qui est en cause. En Europe, le manque d’attractivité des filières scientifiques ainsi que l’orientation massive des ingénieurs diplômés vers d’autres secteurs inquiètent particulièrement nos voisins allemands et britanniques.

Au-delà du débat sur le déséquilibre entre l’offre et la demande de profils, c’est la tendance qui préoccupe : la figure de l’ingénieur « bâtisseur » bientôt menacée compromet la capacité d’innovation et donc de croissance à terme de nos économies.

Dans un tel contexte, la concurrence que se livrent les spécialistes de l’industrie aéronautique est féroce. Parmi ces groupes rivalisant d’ingéniosité pour attirer les meilleurs se distingue SAFRAN. Le groupe s’est lancé de longue date dans cette course aux talents, avec une priorité claire donnée à la recherche qui représente 11% du chiffre d’affaires et 20% des effectifs. Pour se démarquer face à un vivier hautement courtisé, le groupe fait valoir de nombreux atouts parmi lesquels la triple mobilité (professionnelle, géographique et inter sociétés), la formation continue à travers l’université d’entreprise pour les collaborateurs ou encore l’actionnariat salarial avec près de 15% du capital détenus par les salariés. Mais outre le besoin massif de recrutement (7500 personnes en 2012), SAFRAN peut se féliciter de retenir ces profils particulièrement convoités avec un « turnover » historiquement bas, en-deçà de 5%.

Nos échanges avec les entreprises en proie à cette nouvelle crise de vocation à l’échelle mondiale constituent une mine d’informations. Ils nous permettent d’identifier celles qui, à l’image de SAFRAN, sont capables d’offrir des perspectives prometteuses à leurs ingénieurs, matière rare et précieuse.