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Le point sur Echiquier Value en vidéo

Alors qu’Echiquier Value vient de souffler sa première bougie, l’occasion est belle de tirer les conclusions de cette année d’existence. Avec une performance de 39,1%, 2013 a bel et bien été l’année du « value ». Mais plus qu’une performance, nous préférons évoquer un rattrapage des années difficiles pendant lesquelles les investisseurs ont délaissé ce territoire de la cote si particulier.

Heureusement, après avoir surfé et parfois bu la tasse dans les économies émergentes, les capitaux retrouvent peu à peu les rives européennes plus calmes et souvent plus sûres… Un environnement conjoncturel favorable à la redécouverte des concepts de « valeur intrinsèque » chers à l’investissement « value ».

Aujourd’hui, le potentiel de cette thématique est-il encore intact? Nous le clamons haut et fort, la réponse est oui. Bien que les sous-valorisations les plus criantes aient été corrigées ces derniers mois, il reste pléthore d’opportunités en France et en Europe. De nombreuses valeurs sont encore loin de leur « juste prix », nous amenant à croire que 2014 sera de nouveau une année qui fera la part belle au « stock-picking ». Echiquier Value est pleinement positionné pour en profiter.

Les opérations

Conjoncturelles :

Faisant parti des meilleurs contributeurs à la performance du fonds l’an passé, le secteur automobile recèle encore du potentiel de revalorisation à l’image de PEUGEOT, le constructeur français emblématique. Le groupe sochalien a connu une riche actualité ces dernières semaines avec la mise en place du fameux « lion à trois têtes », une chimère prenant les traits de l’Etat français, de la famille Peugeot et du constructeur automobile chinois DONGFENG. Quelques semaines plus tôt, c’est la nomination à la présidence du Directoire d’un transfuge de chez RENAULT, Carlos Tavares, qui avait été annoncée. Un double changement management / actionnaire qui, associé à un nouveau plan stratégique en prévision pour avril prochain, devrait permettre au groupe de sortir de l’ornière dans laquelle il se trouve. Ses principaux objectifs sont de poursuivre la restructuration en Europe pour accroître sa compétitivité, de différencier ses marques pour améliorer leurs positionnements prix et d’accentuer sa présence dans les pays émergents. Autant d’éléments qui lui permettront de devenir, d’ici 2018, un acteur aussi global que rentable. Echiquier Value s’est renforcé récemment en PEUGEOT (2,6% du fonds), une conviction forte pour 2014.

Fondamentales :

Dans notre processus de recherche de titres décotés, nous aimons concentrer nos efforts sur les secteurs les plus délaissés par le marché. Une stratégie « anticonformiste » qui nous a logique­ment incités à nous intéresser au secteur papetier, industrie détestée par les investisseurs. Sensiblement et logique­ment impactée par l’avènement de l’ère numérique, notre consommation de papier s’est fortement réduite ces dernières années. Prompt à tirer de rapides conclusions, le marché n’aura pas tardé à qualifier de déclinant l’ensemble du secteur et à remettre en cause la capacité de ce dernier à créer de la valeur. Cette conclusion s’avère réductrice puisque les grands acteurs finlandais comme UPM et STORA ENSO ne sont plus uniquement des acteurs papetiers. Ils ont ainsi progressivement investi l’ensemble de la chaîne de valeurs, des actifs (forêts) aux produits finis (papier, emballages) en passant par la matière première (pâte à papier). Une diversi­fication qui vient plus que compenser le déclin du papier, bénéficiant de la croissance soutenue de secteurs comme l’emballage et les mouchoirs. Cette demande en hausse implique, par ailleurs, une progression de la consom­mation mondiale de pâte à papier de l’ordre de 3% par an, qui devrait bénéficier aux producteurs intégrés comme STORA ENSO. Par ailleurs, la consolidation du secteur du papier est toujours d’actualité. Une sortie du périmètre de ces divisions papier permettrait d’en cristalliser la valeur et de mettre en lumière les autres activités.

Cette même réflexion « anticonformiste » nous a permis de nous forger des convictions sur des dossiers européens décotés comme MELIA HOTELS (valeur d’entreprise inférieure au patrimoine immobilier) et CNH INDUSTRIAL (pénalisé par un cycle agricole en recul).

Stratégie d’investissement

Depuis le début de l’année, nous avons intégralement cédé quelques valeurs à l’instar du Danois SCHOUW & CO qui, après l’annonce de la cession de la totalité de sa participation dans VESTAS, a confirmé la simplification de sa structure. Ce mouvement avait été entamé quelques mois auparavant avec la fusion de son activité de distribution de pièces détachées et d’accessoires pour machines agricoles avec un acteur néerlandais. Ces différents éléments ont entrainé une forte revalorisation du titre qui l’a amené à quitter le territoire « value ».

Nous avons également commencé à alléger quelques-unes des positions dans les petites valeurs françaises comme DAMARTEX ou HIGH CO. Dans le même temps, nous avons renforcé notre exposition aux valeurs européennes dans une volonté de diversifier nos investis­sements hexagonaux. Nous sommes ainsi passés, sur un an, de 7,7% à 22% de l’actif investi hors de France. Notre objectif est de profiter d’un univers plus large regorgeant d’opportunités et de secteurs peu représentés en France pour sélectionner le meilleur du « value » européen.