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Le point sur ARTY en vidéo

En cette fin de mois de mai, ARTY fête ses 6 années d’existence avec une progression annualisée de 6,5% depuis l’origine.
Fonds diversifié investi en Europe, ARTY a, dès sa création, fait le choix de la simplicité dans sa composition : des actions, des obligations et des billets de trésorerie d’entreprises européennes. Ainsi, sa poche d’actions européennes peut représenter de 0 à 50% de l’actif net, sans contrainte ni de taille de capitalisation ni de style (croissance ou « value ») mais avec un biais vers les entreprises européennes qui versent des dividendes.

Le reste du fonds est investi en produits de taux, aujourd’hui exclusivement sur le secteur privé dont la rémunération par rapport aux emprunts d’Etat, bien qu’en baisse continue depuis deux ans, est encore attractive. ARTY peut aussi investir jusqu’à 35% de son actif net dans des obligations « High Yield » ou non notées.
Enfin, la stratégie de gestion d’ARTY privilégie la mobilité dans ses investissements en se concentrant sur la classe d’actif, l’émetteur et le produit qui offrent le meilleur rapport entre risque et rendement attendu.

Les opérations

Conjoncturelles

Depuis notre dernier « Point sur » en décembre 2012, l’exposition d’ARTY aux marchés d’actions européennes a varié entre 25% et 38,3%, soit un taux d’investissement systématiquement supérieur à la composante actions de son benchmark (25% MSCI Europe dividendes réinvestis). ARTY est aujourd’hui investi dans le bas de cette fourchette, autour de 25%. A l’approche d’une conférence de presse très attendue de la Banque Centrale Européenne (BCE), ARTY a, en effet, pris des profits sur une partie de sa poche actions.

Avec 15 nouvelles entrées et 13 sorties depuis 18 mois, votre fonds a continué d’arbitrer ses lignes en fonction des opportunités. Si notre position en SCANIA a été rachetée par VOLKSWAGEN lors de son OPA avec une prime de 50% sur le prix de revient, ARTY a vendu ses BMW au profit de DAIMLER ; outre sa position importante dans le secteur des camions (30% du chiffre d’affaires et 26% de l’EBIT), le constructeur allemand premium va bénéficier d’un cycle produit avantageux.

Sur la partie obligataire, ARTY continue d’être fortement investi en obligations « High Yield », celles-ci représentant 1/3 de l’actif net, très proche du maximum autorisé (35%). Le dynamisme du marché de la dette à haut rendement ne se dément pas depuis le début de l’année. Avec la plus grosse émission de l’histoire du marché européen (NUMERICABLE pour 8 Md€, émission à laquelle nous avons souscrit), le montant total des obligations « High Yield » émis depuis le début de l’année frise les 40 Md€, preuve de plus que le mouvement de désintermédiation du financement des entreprises dans la zone euro est en marche.

Fondamentales

Le biais rendement de la poche actions d’ARTY l’avait poussé, à son lancement, à accumuler des positions sur des titres « value » (EDF, KESA ou COLAS). A partir de la fin 2009, ARTY s’était fortement allégé sur cette thématique pour devenir majoritairement orienté vers la croissance (SAP, UNILEVER ou SABMILLER). Depuis 2013, la flexibilité de style a été à nouveau mise à profit pour retourner vers le « value ». ARTY est aujourd’hui plus équilibré entre les deux thématiques qui visent soit à identifier des rentes (souvent domestiques) sous valorisées (ORANGE, GDF SUEZ ou SAIPEM) soit, au contraire, à privilégier des entreprises portées par la croissance mondiale (RECKITT BENCKISER, HSBC ou ERICSSON) qui n’oublient pas de rémunérer leurs actionnaires par un dividende qui se compare favorablement au faible niveau des taux.

Alors qu’historiquement, ARTY avait toujours investi très largement dans des obligations d’entreprises non financières, nous avons effectué un mouvement important vers les banques qui, avec les assurances et autres valeurs financières, représentent aujourd’hui plus du tiers du portefeuille obligataire. Si nous continuons de privilégier les entreprises non financières pour leur lisibilité, l’appréciation du couple risque/rendement reste notre guide. Ainsi quand LUXOTTICA empruntait en février à 2,625% à 10 ans, le BTP d’Etat italien de même durée rapportait 3,75% et une obligation senior UNICREDIT 4,2%. Si nous ne doutons pas de la qualité du leader mondial de la lunette, notre risque à 10 ans n’est pas rémunéré sur des taux aussi bas. ARTY a donc augmenté ses positions sur le secteur financier européen, protégé notamment par la politique très accommodante de la BCE.

Stratégie d’investissement

ARTY restera attentif à d’éventuels excès du « High Yield » européen. Tout retour massif en zone euro d’opérations de fusions/acquisitions financées essentiellement par dette et d’augmentation des leviers financiers (en baisse continue depuis la crise de crédit) sera un signal d’allègement de nos positions sur le crédit. Sur les actions, la valorisation et la rémunération des actionnaires (dividendes, rachats d’actions ou attributions gratuites) continueront de guider nos choix.
ARTY est en hausse de 5% depuis le début de l’année et de 45,8% depuis son lancement.