<< Retour aux actualités

Actionnariat de SEB : peut mieux faire !

La saison 2014 des assemblées générales bat son plein.

Ce sont des moments privilégiés pour rencontrer les dirigeants, exprimer nos convictions via notre droit de vote et apprécier la qualité de la gouvernance des entreprises. Notre démarche d’engagement auprès des sociétés dont nous sommes actionnaires se matérialise notamment par une prise de contact en amont des assemblées, afin de faire valoir notre point de vue.

Ainsi, nous avons récemment adressé une lettre à Thierry de la Tour d’Artaise, le PDG du groupe SEB dont nous sommes actionnaires de longue date, afin de lui faire part des raisons qui nous poussent à voter contre plusieurs résolutions proposées. Point principal de discussion : la sous-représentation des intérêts des actionnaires minoritaires au Conseil d’administration, dominé par la famille. En effet, avec 57% des droits de vote et 42% du capital, la famille fondatrice reste l’actionnaire de référence de SEB. Cependant, SEB est aujourd’hui un groupe mondialisé, dont une part significative du capital est détenue par des actionnaires non liés à la famille. Nous observons donc une disproportion flagrante entre la part du capital détenu par le Groupe Fondateur (42%) et sa représentation au conseil (9 administrateurs sur 15, sans compter 3 autres administrateurs liés au Groupe Fondateur par des pactes d’actionnaires). Avec, actuellement, 3 administrateurs sur 15 véritablement indépendants, la composition du Conseil d’administration de SEB doit, selon nous, évoluer afin d’assurer une représentation plus équilibrée des actionnaires minoritaires. Un objectif de six administrateurs réellement indépendants (s’ils pouvaient, de surcroît, refléter l’internationalisation du groupe…) serait un bon équilibre.

A l’occasion de notre prochain entretien dédié aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance avec le groupe SEB, nous pourrons réaffirmer nos convictions et apprécier les progrès réalisés en matière de recrutement d’administrateurs indépendants ou encore de mise en place d’un plan de succession des dirigeants.