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Le point sur Stratégie d'investissement 2015

2014, un dernier regard.

– Une année en apothéose pour les Etats-Unis, qui renouent avec un rythme de croissance soutenu (le PIB progresse de +5% au quatrième trimestre) ; les indices boursiers battent des records à la hausse (l’indice S&P 500 gagne 16% sur l’année).

– Une année contrastée dans les marchés émergents (+58% pour l’indice Shanghai A share (!) quand rouble et marchés russes piquent du nez).

La zone euro fait du sur-place : pas de croissance et des indices boursiers sans progression notable.

– A côté des indices boursiers, deux mouvements majeurs : l’euro perd 12% contre le dollar et le pétrole s’effondre (-46% en un an).

La stagnation des résultats des entreprises européennes en 2014 (après 2012 et 2013) aura été un frein majeur à la progression des indices européens. Comme nous l’avons plusieurs fois évoqué, les valorisations sont normalisées ; pour progresser il faut désormais de la croissance des bénéfices par action. C’est une question clef à se poser au moment d’allouer son capital en Europe, mais auparavant – à tout seigneur tout honneur – il faudra s’interroger sur les banques centrales et l’évolution de leur politique.

2015 : rattraper les meilleurs ?

Aux Etats-Unis, avec un taux d’utilisation des capacités à 80 % et un chômage à 5,6%, les indicateurs militent pour une normalisation de la politique monétaire ; la hausse des taux courts américains est désormais une question de mois. Cassera-t-elle la dynamique de croissance du marché ? La hausse des taux n’est pas synonyme de baisse systématique des marchés d’actions. En revanche, historiquement, elle « interdit » les expansions de multiples. Pour que les actions américaines continuent leur progression, il faudra donc une solide croissance des résultats. Un scénario probable, mais qui s’accompagnera sans doute de marchés plus exigeants et donc plus volatiles.

En Europe, la Banque centrale devrait effectuer le mouvement inverse. Comme l’a plusieurs fois rappelé Mario Draghi, la BCE souhaite augmenter son bilan par des achats massifs d’actifs. A l’heure des incertitudes grecques, c’est évidemment le meilleur garde-fou dont dispose l’Europe. C’est celui qui nous rend confiants sur un certain nombre de dossiers « value » (SG présente dans Echiquier value par exemple).

Le premier atout de l’Europe en 2015 est donc son banquier central. « L’assurance » d’avoir des taux courts négatifs incitera les investisseurs à poursuivre leur quête de rendement par l’achat de sociétés à fort taux de distribution. Echiquier Dividende fait son entrée dans la gamme pour saisir cette opportunité. S’y côtoieront des dossiers de croissance aux taux de distribution élevés (ex. SCOR) et des dossiers plus typiquement « value » comme ENDESA en Espagne.

Au-delà de la politique de sa banque centrale, l’Europe disposera en 2015 de deux atouts supplémentaires :

la baisse du prix du pétrole est un facteur de soutien de la croissance (l’impact estimé à 0,6% en 2014 est évidemment significatif). Ce sont a priori les valeurs liées à la consommation qui devraient profiter le plus de cette redistribution de pouvoir d’achat. INDITEX, présent dans Echiquier Major et dans Echiquier Global, comme MONCLER, présent dans Echiquier Agressor et dans Echiquier Agenor, sont de bons candidats à cette thématique ;

la forte baisse de l’euro contre dollar, qui est (enfin !) un heureux appel d’air pour les sociétés ayant une partie significative de leur chiffre d’affaires libellé en dollars. On peut penser à nos dossiers aériens « historiques » comme ZODIAC ou SAFRAN, mais des GRIFFOLS, SMITH & NEPHEW ou PEARSON (3 dossiers du fonds Echiquier Major). Elles ont toutes en commun de réaliser plus de 45% de leur chiffre d’affaires en dollar, et devraient donc être positivement impactées par cet environnement de change.

Ce focus européen ne nous fera pas oublier le reste du monde, c’est-à-dire des thématiques longues, largement représentées dans Echiquier Global. Celles-ci vont des paiements dématérialisés (ex. VISA) au développement de l’assurance dans les pays émergents (ex. AIA). Ce sont aussi beaucoup de belles expositions au thème de la consommation émergente, sur lesquelles nous choisissons des expositions directes (CHINABIOLOGIC  dans Echiquier Emergents), ou des expositions indirectes (DKSH présent dans Echiquier Agressor).

Pour conclure, nous attendons pour 2015 des marchés plus volatils. Ne minimisons pas l’impact du basculement de la politique de la banque centrale américaine. L’Europe, si elle est toujours politiquement enlisée, nous paraît boursièrement plus attrayante. Au risque d’être trop optimistes, nous pensons qu’après trois années de stagnation, la dynamique de croissance des résultats des entreprises pourrait enfin redevenir positive en 2015, un bon vœu 2015 pour une année que nous vous souhaitons excellente !