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MACROSCOPE : l'édition du 4 décembre

Le thème de la semaine : 2018, pic du cycle mondial ?

 

L’année 2018 sera-t-elle celle de l’apogée du cycle économique mondial ? C’est en tout cas l’hypothèse avancée par l’OCDE, qui a publié cette semaine passée la dernière mise à jour de son World Economic Outlook. L’institution y dévoile un message globalement positif… mais pas si rose au bout du compte.

Le point le plus positif est la confirmation de la révision en hausse des perspectives pour l’année 2017. Alors qu’elle prévoyait une croissance mondiale de +3,3% il y a un an, l’OCDE table aujourd’hui sur une croissance de +3,6%. Une progression qui résulte de bonnes surprises survenues ces derniers mois, principalement dans les économies développées, et tout particulièrement en zone euro.

L’OCDE anticipe également la poursuite de l’accélération de la croissance mondiale, qui atteindra 3,7% en 2018, de manière plus modérée toutefois qu’en 2016 et 2017. L’élément le plus notable est sans doute la première estimation pour 2019, à +3,6%, inférieure donc au niveau anticipé pour 2018. L’OCDE considère ainsi que la phase d’accélération de la croissance mondiale touche déjà à son terme, et qu’un ralentissement, certes modeste, surviendra à relativement brève échéance. L’institution estime par ailleurs que si en 2017, plus de la moitié des 45 pays qu’elle étudie ont vu leur croissance accélérer, cette proportion va s’inverser en 2018. L’OCDE prévoit également que plus des deux tiers verront leur croissance ralentir en 2019.

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Que signifie la prudence de ton de l’OCDE ?

Celle-ci pointe essentiellement la faiblesse des investissements des entreprises et le manque de réformes structurelles susceptibles de les stimuler. L’OCDE appelle donc à mettre en place ces mesures qui, in fine, conduiraient à augmenter la croissance potentielle des principales économies et donc à prolonger le cycle économique. Cela est notamment vrai en zone euro, un point que n’a pas manqué de souligner Mario Draghi à plusieurs reprises ces derniers mois.Le président de la BCE a en effet régulièrement affirmé que le Quantitative Easing avait fait son travail et qu’il revenait dorénavant aux Etats de prendre le relais en mettant en œuvre les réformes structurelles nécessaires. Un discours qui se justifie par les faits : la forte croissance de la zone euro en 2017 et la poursuite probable de cette dynamique pour les premiers trimestres de 2018 va permettre de combler rapidement l’output gap (écart entre la croissance réelle et la croissance potentielle). Si la croissance réelle peut temporairement dépasser la croissance potentielle, la prolongation du cycle en zone euro ne sera possible qu’en augmentant la croissance potentielle. Et donc, en déployant des réformes.

Telex

 

►   A deux voix. Le futur directeur de la Fed, Jerome Powell, a été auditionné mardi par la commission bancaire du Sénat. Son discours, en grande partie consacré à la régulation bancaire, a globalement rassuré les marchés. Sur la politique monétaire, Jerome Powell a annoncé que la banque centrale continuerait à réduire la taille de son bilan et à augmenter graduellement ses taux directeurs. Le lendemain, ce fut au tour de Janet Yellen de s’exprimer, cette fois devant la Chambre des représentants : dans un discours similaire, elle a confirmé que la majorité des membres du FOMC était favorable à une hausse des taux directeurs en décembre.

►   Une goutte de plus. Etats-Unis toujours, avec la publication de la 2e estimation de la croissance du PIB pour le 3e trimestre, révisée à +3,3% en rythme annualisé contre +3,0% en première estimation. C’est principalement l’investissement, révisé à +4,7% contre +3,9%, ainsi que les dépenses publiques, à +0,4% contre -0,1% initialement, qui ont alimenté cette correction à la hausse de la croissance américaine.

►   Sur le fil. Etats-Unis enfin, avec le vote par le Sénat du projet de réforme fiscale. A l’issue de longues heures de négociation, et avec la plus petite des marges (51 voix contre 49), les sénateurs républicains sont parvenus dans la nuit de vendredi à samedi à voter le texte. La dernière étape s’ouvre à présent : la réconciliation des deux textes des chambres, qui doit aboutir avant le 15 décembre, s’annonce tout aussi compliquée au vu des nombreuses différences qui séparent les deux moutures de la réforme.

►   Retour au sommet. La confiance des consommateurs des pays développés est au beau fixe. A 129,5, l’indice de confiance du consommateur américain calculé par le Conference Board touche un plus haut depuis novembre 2000. En zone euro, l’indice de confiance du consommateur de la Commission européenne touche lui aussi un plus haut de plus de 15 ans (depuis février 2001).

►   Ici, rien de nouveau. L’inflation est toujours faible en zone euro. Malgré la hausse des prix de l’énergie, les prix à la consommation n’ont que très faiblement accéléré en novembre, à +1,5% sur un an contre +1,4% en octobre et ont déçu par rapport aux attentes (+1,6%). Le noyau dur est lui aussi en-dessous, à +0,9% contre +1,0% attendu.

 ocado

Le picking de la semaine

OCADO : accord exclusif avec le groupe CASINO

L’actu. OCADO, le leader du e-commerce alimentaire en Grande-Bretagne, connu pour ses centres logistiques automatisés, a annoncé mardi la signature d’un partenariat avec le groupe CASINO au niveau mondial. Ce partenariat aboutira à la création en France de la Ocado Smart Platform, qui permettra au groupe CASINO, et en premier lieu à l’enseigne Monoprix, de livrer ses clients à domicile. La mise en service d’un entrepôt au nord de Paris, d’ici 18 à 24 mois, permettra de livrer Paris, puis l’Ile-de-France, la Normandie et les Hauts-de-France, avant que l’ouverture de sites supplémentaires dans la périphérie d’autres grandes agglomérations.

Notre analyse. OCADO dispose d’une technologie, d’un savoir-faire et d’une expertise uniques au niveau mondial pour gérer les activités de distribution alimentaire en ligne. Cet atout devait lui permettre de licencier cette technologie à des partenaires, de devenir un acteur (et un actif) incontournable dans la recomposition du secteur de la distribution alimentaire attaqué par Internet (notamment par Amazon après le rachat de Whole Foods) et enfin d’être une cible soit pour Amazon soit pour un grand groupe de distribution souhaitant accélérer sa stratégie digitale. L’accord avec CASINO valide notre conviction.

► En conclusion. Cet accord permet à OCADO de valider l’intérêt de son savoir-faire pour les grands groupes de distribution. Il aura, à terme, un impact positif sur la rentabilité du groupe. Pour CASINO, l’accélération du développement du e-commerce alimentaire et de la livraison à domicile auquel il contribue est une réponse forte à l’arrivée d’AMAZON en Ile-de-France (via son service Prime). Nous conservons nos positions en OCADO dans Echiquier Agenor et en CASINO dans Echiquier Value.

Le fonds à la loupe : Echiquier Value

Un regard contrarian sur l’univers de la décote

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Auteurs : Olivier de Berranger, CIO ; Enguerrand Artaz, Cross Asset Manager

La notation Morningstar est basée sur la part retail
ISIN Echiquier Value part A : FR0011360700  – Niveau de risque : 5/7
ISIN Echiquier Value part G: FR0007070883 – Niveau de risque : 5/7
Source : Morningstar – Données au 31/10/2017 – 5 étoiles overall dans la catégorie  Actions Zone Euro Flex Cap chez Morningstar. ©2017 Morningstar, Inc. Tous droits réservés. Les informations contenues ici : (1) appartiennent à Morningstar ; (2) ne peuvent être reproduites ou redistribuées ; et (3) ne sont pas garanties d’exactitude, d’exhaustivité ou d’actualité. Ni Morningstar, ni ses fournisseurs de contenu ne sont responsables en cas de dommages ou de pertes liés à l’utilisation de ces informations. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.
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