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MACROSCOPE : l'édition du 14 mai

Le thème de la semaine : divorce en Iran, lune de miel en Corée

 

Aucun dirigeant européen n’aura finalement réussi à dissuader Donald Trump de se désengager de l’Accord sur le nucléaire iranien. Une décision à l’impact majeur tant au niveau économique que géopolitique.

L’accord de Vienne conclu en 2015 prévoyait une levée des sanctions économiques qui pesaient sur l’économie iranienne en contrepartie de la fin du programme nucléaire militaire. Le retour de l’embargo implique pour les entreprises, américaines ou non, de se retirer d’Iran dans les 6 mois : le principe américain d’extraterritorialité impose à toute entreprise ayant des activités en dollars de respecter le droit américain. Le cas échéant, elles s’exposent à une large panoplie de sanctions : amendes exorbitantes – la BNP peut en témoigner – et/ou mise sous surveillance rapprochée – Alstom en a fait les frais. Même si la France reste signataire de l’accord, plusieurs grandes entreprises nationales pourraient être touchées et leurs projets iraniens compromis. C’est notamment le cas d’Airbus qui devait livrer une centaine d’avions, de Total qui s’apprêtait à y exploiter un champ gazier off-shore, ou encore de Peugeot et Renault qui ont signé des partenariats pour assembler et distribuer des voitures sur place.

Au niveau géopolitique, le président Trump bouscule une situation déjà précaire au Moyen-Orient en s’opposant à la principale puissance chiite. Sa décision a d’ailleurs été saluée par ses alliés dans la région : l’Etat israélien qui va fêter son 70e anniversaire et le régime saoudien, un royaume en mutation. Jusqu’ici, l’impact sur les marchés financiers a été mesuré, sauf sur le pétrole qui poursuit son ascension entamée il y près d’un an. Si escalade il devait y avoir, nul doute que la volatilité des actifs risqués viendrait à reprendre le chemin de l’envol.

Le contraste avec le dossier coréen est saisissant. La rencontre entre le dirigeant de Corée du Nord et le président des Etats-Unis programmée le 12 juin prochain à Singapour est affichée comme le symbole de la détente annoncée. Une situation inimaginable il y a quelques mois à peine alors que les deux leaders s’invectivaient à coup de « Little Rocket Man » et de « chien apeuré », et que les marchés redoutaient une potentielle guerre nucléaire… Pour autant, l’équation nord-coréenne est loin d’être résolue !

 

 Telex

 

►   Inflation US. Aussi bien au niveau des ménages que des prix à la production, les chiffres américains de la semaine dernière ont été légèrement plus faibles qu’anticipés par le consensus : +2,3% (+2,4% anticipés) sur un an pour les prix à la production, hors énergie et alimentation, et +2,1 (+2,2% anticipés) pour l’inflation sous-jacente.

►   Volatilité implicite. Fait extrêmement peu fréquent, la volatilité implicite, déduite des options, sur les actions européennes est restée inférieure à celle sur les actions américaines pendant plusieurs semaines. C’est le signe que le risque perçu par les marchés est plus fort aux Etats-Unis qu’en Europe. Cet écart, qui n’est plus que de quelques dizaines de pourcent, pourrait être comblé dans les prochains jours si la tendance se poursuit.

►   Jobless.  Signe de vigueur du marché de l’emploi aux Etats-Unis, les demandes d’allocations chômage se maintiennent à des niveaux historiquement bas depuis la crise, avec 211 000 demandes d’indemnisation « seulement » la semaine passée, un chiffre stable sur les deux dernières semaines.

 

nvidia

Le picking de la semaine

NVIDIA : au-delà des attentes

Connue du grand public pour ses cartes graphiques, la société américaine NVIDIA est aussi l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle.

Le groupe technologique de Santa Clara a dévoilé la semaine dernière ses résultats pour le premier trimestre 2018, des chiffres ressortis en hausse de +66% sur l’année pour le chiffre d’affaires et de +151% pour les bénéfices par action. NVIDIA bénéficie d’une très forte demande dans le domaine des data centers, un segment qui a progressé de +71% sur l’année et a été multiplié par 5 en seulement deux ans : ses cartes graphiques accélèrent le traitement des données par des réseaux neuronaux, ce qui permet aux entreprises de développer toutes sortes d’applications d’intelligence artificielle. Notre conviction est confortée par ces chiffres robustes, ainsi que par les bonnes perspectives que lui ouvre l’intelligence artificielle pour le reste de l’année. Nous conservons notre position dans Echiquier World Equity Growth.

Le fonds à la loupe

Echiquier World Equity Growth : un fonds en quête des meilleurs acteurs au sein des meilleurs secteurs

EWG

 

Auteurs : Olivier de Berranger, CIO ; Enguerrand Artaz, Cross Asset Manager

 

ISIN Echiquier World Equity Growth : FR0010859769 – Niveau de risque : 5/7
ISIN Echiquier World Equity Growth I : FR0011188267 – Niveau de risque : 5/7

Source : Morningstar – Données au 30/04/2018 – 5 étoiles sur 3 ans dans la catégorie Actions Internationales Grandes Cap. Croissance chez Morningstar. ©2018 Morningstar, Inc. Tous droits réservés. Les informations contenues ici : (1) appartiennent à Morningstar ; (2) ne peuvent être reproduites ou redistribuées ; et (3) ne sont pas garanties d’exactitude, d’exhaustivité ou d’actualité. Ni Morningstar, ni ses fournisseurs de contenu ne sont responsables en cas de dommages ou de pertes liés à l’utilisation de ces informations. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.
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